

"Selon Ève, l'influence de son grand-père fut décisive pour Irène; son horreur du chagrin, son attachement implacable au réel, son anticléricalisme, ses sympathies politiques lui viennent en droite ligne de son grand-père. De plus, la soif de l'affection de sa mère, le besoin d'attirer son attention, celui de la distraire de même qu'une certaine sollicitude apparaissaient régulièrement dans les lettres qu'elle écrivait à Marie durant ses vacances"(1). Cependant, selon certaines critiques, on dit qu'Irène et sa mère sont des femmes dotées d'une très grande intelligence, mais pauvres lorsqu'il s'agit de l'art de ressentir leur joie et leur peine. Elles exprimaient généralement leurs sentiments en rouspétant et pouvaient être dures, voire rigides.
C'est au fil de longues années de recherches en laboratoires qu'elle reçut, en 1935, le prix Nobel de Chimie pour sa découverte : la transmutation.
Tout d'abord, la fission nucléaire c'est "une désintégration spontanée ou provoquée (par bombardement de particules) d'un noyau atomique lourd en deux ou quelquefois trois noyaux de masse comparable. Elle est à l'origine de l'énergie nucléaire"(3). Certains éléments sont plus fissiles que d'autres, surtout ceux qui ont un nombre impair de neutrons et un nombre pair de protons, car ils sont plus instables. Voici un exemple de réaction en chaîne (fission) :

Un jour, Irène et son mari pratiquèrent une expérience consistant à irradier une cible d'aluminium avec des rayons alpha. Le but de cette expérience était, nous supposons, de transformer un élément en un autre élément. À la fin de l'expérience, ils remarquèrent à l'aide d'un compteur Geiger que ce qui était de l'aluminium était maintenant radioactif. Par la suite, ils comprirent que, pendant le bombardement, l'aluminium captait une particule alpha et qu'au même moment, il émettait un neutron. Alors, l'aluminium devenait radioactif et se transformait en un isotope n'existant pas dans la nature, le phosphore. Grâce à cette découverte, on vit se multiplier les possibilités d'utilisation des éléments radioactifs. Par exemple : "de faire des transmutations à caractère explosif"(1). Évidemment, leur trouvaille contribuera de manière partielle à l'effort de guerre de 1939-1945.
Comme nous l'avons mentionné précédemment, Irène Joliot-Curie n'a pavé qu'une partie de cette route qui mène jusqu'à la fission nucléaire. Voici quelques autres scientifiques qui se sont dévoués pour cette cause : Pour commencer, Fermi fait la preuve que les neutrons qui sont filtrés par l'eau ou la paraffine provoquent mieux la fission. De plus, c'est lui qui obtiendra la première réaction en chaîne (1942). Par la suite, Glenn Seaborg travaille sur : "... la possibilité d'utiliser des neutrons rapides pour obtenir la fission de l'uranium 235"(2). Ensuite,"... il établit l'existence du plutonium 238"(2). Puis, Lawrence essaie de séparer électromagnétiquement l'uranium 235 pour qu'il se transforme en plutonium avec l'aide de son cyclotron. Finalement, Arthur Compton de l'université de Chicago dirige les scientifiques qui travaillent sur le projet Manhattan. Ce projet, qui se déroule sur l'ordre du président des États-Unis, consiste en la fabrication d'une bombe atomique.
De nos jours, la découverte de la fission nucléaire affecte plus l'Europe que le Québec simplement parce qu'ici l'importance de l'énergie hydroélectrique constitue notre principale source d'énergie. Par conséquent, la présence de centrales nucléaires est moins importante. Tandis qu'en Europe, où l'hydroélectricité est plus rare, la présence du nucléaire est essentielle. C'est grâce à cette énergie que les Européens peuvent fonctionner dans la société moderne.
Au temps des Alchimistes, on croyait être capable de transformer une substance en une autre (par exemple : du fer en or) en purifiant les métaux. Mais depuis la découverte de la fission nucléaire, on peut confirmer qu'en bombardant une substance fissile de neutrons, on obtient d'autres substances.
Sa mère Marie Curie citait ceci :"Une société bien organisée devrait assurer à ses travailleurs les moyens efficaces d'accomplir leur tache dans une vie débarrassée des soucis matériels et librement consacrée au service de la recherche scientifique". Cette dernière s'est fait pionnière dans l'idéologie du positivisme. Par la suite, notre génération a comblé la perte d'importance de la religion par ce mode de pensée.
Enfin, ils sont encore nombreux à avoir travaillé directement ou indirectement sur l'infiniment petit. Ce qui est dommage, c'est que d'autres, autant politiciens que scientifiques, n'étaient pas aptes à gérer quelque chose d'aussi délicat que l'énergie nucléaire. Les preuves ne manquent pas : Tchernobyl (Russie), White Lake (Canada)...
(2)LECLERC, Jacques. Le monde des centrales nucléaires, Paris, Éditions du Chêne, 1986.
"Uranium". Axis : L'encyclopédie multimédia Hachette 1993 [CD-ROM]. Version 1.01.00, ©Le livre de Paris, Hachette, 1993.
Cambridge University Press. (Page consultée le 27 janvier 1997). Biography find, Joliot-Curie, Irène, [En ligne]. Adresse URL : http://www.biography.com/cgi-bin/biography/biography-request.pl?page=/biography/data/J/J.7601.txt.html
Recherche : Marie-Eve Bergeron et Renelle Bombardier, Centre Le Goéland, Sherbrooke, QC
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