

Plusieurs inventeurs et chercheurs sont responsables de l'essor de la chimie. C'est grâce à eux si nous pouvons aujourd'hui avoir de nombreuses connaissances dans le monde de la science. Pour ma part, je te présenterai un des grands chercheurs allemands qui a laissé sa trace par de nombreuses découvertes: il s'agit de Robert Wilhelm Bunsen. Dans ce document, je ferai une courte biographie de ce personnage. Il sera aussi question d'une de ses découvertes, soit le brûleur Bunsen. En dernier lieu, je traiterai de quelques impacts sur la société associés à cette invention.
En 1828, Robert s'inscrit à l'université dans un cours de physique. Il écrit une thèse ayant pour sujet l'énumération et la description des hygromètres, soit des instruments de mesure. En l'an 1836, il se voit offrir un poste d'enseignement de chimie et de recherche à l'Institut Polytechnique de Krassel. Bunsen débute ses recherches en laboratoire sur le cacodyle.
Lors de ces recherches, un récipient explose et le blesse gravement en lui enlevant l'usage d'un oeil. Malgré de nombreux accidents, il persévère et met au point une pile électrique qui porte son nom. Par la suite, il entreprend l'isolation du magnésium en 1851 et le chrome en 1854 par la méthode de l'électrolyse. C'est à cette époque qu'il travaille à la réalisation du brûleur à gaz: le bec Bunsen. Cette invention le conduit à l'étude de la calorimétrie. Robert Wilhelm Bunsen est aussi à l'origine d'une pompe à vide hydraulique et du photomètre à tache d'huile. En collaboration avec Kirchoff, il étudie en 1861 la spectroscopie. Ainsi, grâce à leurs études, les deux physiciens découvrent le césium et le rubidium.
Ce brûleur à gaz, muni d'une cheminée verticale, permet le mélange de l'air avec le gaz avant que celui-ci ne brûle. Son fonctionnement est simple: le gaz pénètre dans la cheminée du brûleur par l'orifice situé à la base de celui-ci; des orifices localisés autour de la base permettent l'admission de l'air. C'est à cet endroit que l'air et le gaz se mélangent. Le mélange s'enflamme et brûle à la sortie de la cheminée.
Lorsque les orifices sont fermés, la flamme est lumineuse car la combustion du gaz est incomplète. Au moment où l'air se mélange au gaz, la flamme perd une grande partie de sa luminosité et devient plus chaude.
On peut diviser la flamme du brûleur Bunsen en quatre zones:
la zone intérieure qui est froide et renferme des gaz non brûlés; deuxièmement, la zone réductrice où la combustion est incomplète. La combustion est complète dans la troisième zone: la zone extérieure. En dernier lieu, la zone oxydante est composée d'excès d'oxygène non brûlé.
Il est possible qu'il y ait des retours de la flamme si un excès d'air arrive dans le brûleur. Dans ce cas, la combustion du mélange se fera dans la cheminée. Ainsi, il se forme des gaz toxiques et le brûleur devient très chaud. Le sommet de la flamme peut donc atteindre la température de 1 570oC.
Bunsen consacra trente-sept ans à l'enseignement. Il resta toujours très modeste et préféra le travail solitaire. Pendant les dix dernières années de son existence, il vécut sans aucune occupation. C'est à Heidelberg, en 1899, que Robert Wilhelm Bunsen décéda à l'âge de quatre-vingt-huit ans. Depuis ce temps, on peut voir dans cette ville sa statue qui porte le nom de Robert Wilhelm Bunsen.
LOCKEMANN, G. Histoire de la chimie, Paris, Dunod, 1962, 265 p.
WOJTKOWICK, Bruno. Histoire de la chimie, Paris, Technique & Document-Lavoisier, 1950, 246 p.
MASSAIN, R. Chimie et chimistes, Paris, Édition Magnard, 3e édition, 1961, 400 p.
Recherche : Jean-François Paré, École secondaire Le Ber, Sherbrooke, QC
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