Vous avez sûrement déjà entendu vos grands-parents vous dire que dans leur temps, les hivers étaient plus froids. Et bien, ils ont tout à fait raison! Mais pourquoi donc la température aurait-elle augmenté? Les scientifiques s'entendent à dire que ce réchauffement climatique serait causé par l'augmentation des gaz à effet de serre. C'est pourquoi le protocole de Kyoto a été rédigé, pour réduire les émissions de certains de ces gaz à effet de serre. Ce texte vous informera de ce traité mondial en vous expliquant ce que sont les gaz à effet de serre, ce qu'il adviendrait si le climat changeait et les moyens qu'il propose pour atteindre ses objectifs.
D'abord, l'atmosphère est comparable à une immense serre. Le soleil est là pour nous réchauffer, mais sans les gaz de l'atmosphère, sa chaleur s'échapperait aussi vite qu'elle serait captée. Sans ces gaz, la température moyenne de la terre passerait de 15 °C à -18 °C.
Par contre, aujourd'hui, nos manières d'agir et de vivre causent l'augmentation de ces gaz. En quantité normale, ils permettent la stabilité du climat planétaire, mais en surdose, ils provoquent un réchauffement de la température. Un surplus important de ces gaz pourrait avoir de graves conséquences sur la conservation de la planète et même sur notre qualité de vie sur terre. Les principaux gaz sont : la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le méthane, l'oxyde nitreux et les hydrocarbures halogénés. Évidemment, ces gaz sont produits naturellement par les humains ou la nature, mais leur taux est augmenté par le gaz s'échappant de nos automobiles et des décharges publiques, par les engrais chimiques, les industries, etc.
Comme il a été dit plus haut, l'augmentation des gaz à effet de serre occasionne un réchauffement planétaire. Pour l'instant, cela ne représente pas grand-chose, mais dans quelques décennies ou peut-être même des siècles, les conséquences pourraient être catastrophiques. La température a augmenté de 0,3 °C au cours des cent trente dernières années, expliquant ainsi le commentaire de nos aînés sur le climat d'il y a seulement cinquante ans. Maintenant, elle pourrait augmenter tout autant en une seule décennie, ce qui pourrait causer de graves inondations avec la fonte des glaciers des régions polaires. Certaines plantes ou animaux ne pouvant s'adapter rapidement à ces changements auraient du mal à survivre. Notre santé en souffrirait à cause de l'accroissement de la pollution, des canicules plus longues, de la sécheresse, de l'augmentation du pollen qui causeraient de multiples maladies respiratoires. Bref, tout un tas de problèmes qui découleraient d'une qualité de vie (ou de survie) pitoyable.
À
cet effet, la Communauté européenne et les Nations Unies ont
rédigé en 1997 un protocole ayant comme objectif de lutter contre
le réchauffement planétaire. Grâce à l'intervention
de pays majoritairement tous industrialisés, nous pourrions réduire
jusqu'en 2012 la production des gaz à effet de serre de 5 % par rapport
à celle de 1990. Le but de ce programme n'est pas uniquement de changer
notre comportement de consommateurs, mais de changer aussi certains composants
utilisés comme combustible ou comme engrais par exemple. Pour atteindre
ses objectifs, "Kyoto" présente quelques moyens, comme par
exemple celui de développer des sources d'énergies renouvelables,
de diminuer la consommation énergétique, de pratiquer une agriculture
respectueuse des sols et bien sûr, de faire en sorte que ces méthodes
soient respectées et durablement établies. Depuis des années
déjà, quelques pays font leur part. Chez nous, Hydro-Québec
a annoncé le 4 mars dernier qu'elle présenterait d'ici quelques
mois son système de propulsion électrique et les batteries utilisant
la technologie lithium/métal/polymère, c'est-à-dire qui
n'utilise pas de combustibles nuisibles à l'atmosphère. Cette
compagnie souligne avec justesse que la voiture électrique réduira
les émissions des gaz à effet de serre comme le demande le protocole
de Kyoto. Déjà aux États-Unis, le service postal dispose
de plus de 600 camions électriques pour livrer le courrier. Finalement,
en France, on opte davantage pour la sensibilisation à couper le moteur
de son véhicule dans de longues attentes, à utiliser les transports
en commun et même à se servir plutôt de son vélo
ou de patins à roulettes.
Bien que l'on compte maintenant 169 pays participants tels le Canada, le Japon, l'Australie et bien d'autres, l'acceptation de certains pays industrialisés fut difficile à obtenir même avec l'aide de l'ONU. Les États-Unis, par exemple, en tant que pays le plus polluant, reste le plus récalcitrant à modifier à la baisse ses émissions toxiques. Les Américains se sont même déjà retirés de la ratification du protocole, ce qui n'a pas empêché toutefois la signature des autres pays. Cette réticence émane des multinationales telles les compagnies pétrolières qui estiment le coût des dépenses pour le protocole à 4,5 milliards de dollars par année. Le gouvernement fédéral du Canada, lui, prévoit une dépense de 500 millions de dollars par année. Charlie Fischer, président de Nexen inc., a affirmé que les compagnies de pétrole quitteraient le Canada si la convention de Kyoto alourdissait trop leurs dépenses. Malgré tout, le Canada a versé 780 millions de dollars en 2003 pour le financement des programmes environnementaux, dont la moitié pour le protocole de Kyoto. "Nous devons relever de manière efficace le défi du changement climatique pour protéger le patrimoine naturel que nous allons léguer à nos enfants", a soutenu le ministre des finances John Manley.
J'espère que ce bref survol expliquant l'augmentation des gaz à
effet de serre et les changements climatiques a été pour vous
un bon informateur des enjeux du protocole de Kyoto. Il règne bien
sûr une ambiance capitaliste autour de ce débat, mais le plus
coûteux à long terme serait de ne pas combattre du tout les changements
climatiques. Pour l'instant, on sait que l'augmentation de la température
engendrée par une production accrue des gaz à effet de serre
ont causé en 2002 des catastrophes naturelles que l'ONU estime à
20 milliards de dollars à l'échelle planétaire. Vous
me direz peut-être que même si nous le voulions, nous ne pourrions
pas éviter à 100 % le réchauffement graduel de notre
planète, mais tous ensemble nous pourrions certes améliorer
notre sort sur terre et promettre au moins une chose à nos enfants,
un milieu de vie sain et propice à leur développement
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