De nos jours, plusieurs débats environnementaux animent les nations au-delà même des frontières continentales. Ceux-ci réclament des efforts et des sacrifices qui nous concernent tous sans exception L'un de ces multiples enjeux est le phénomène des pluies acides, qui se perpétue et s'amplifie encore, malgré nous. Plusieurs aspects fondamentaux seront traités ici tels que la formation des pluies acides, les conséquences environnementales, et enfin, les solutions envisageables pour contrer ce problème, malheureusement grandissant.
En premier
lieu, on doit noter que la formation des pluies acides se produisait naturellement
par la présence du gaz carbonique ambiant dans l'air. Et cette pluie,
considérée normale, avait un pH de 5,6, ce qui présente
déjà des signes d'acidité. Mais l'industrialisation mondiale
a eu tôt fait de changer les compositions chimiques des pluies. En effet,
les industries de productions massives engendrent un taux d'émissions
toxiques, toujours en escalade, qui aura causé ce changement atmosphérique.
Ces industries, telles que les fonderies de nickel et de cuivre, les centrales
thermiques qui utilisent le charbon, l'industrie automobile et de la métallurgie,
sont quelques exemples d'entreprises qui produisent de multiples polluants
qui alimentent ensuite la formation des pluies acides. Les principaux polluants
sont les oxydes d'azote, résultant de la combustion de plusieurs types
de combustibles fossiles, et le dioxyde de soufre, provenant de la combustion
du charbon et autres minerais possédant du soufre dans leur composition
chimique. L'accumulation de ces deux types de polluants en suspension dans
l'atmosphère se combine avec les molécules d'eau et crée
une liaison chimique qui formera les acides sulfuriques et nitriques, faisant
chuter le ph et donc augmenter l'acidité. Lors des précipitations,
cette molécule nouvellement formée désintégrera
tout ce qu'elle touche sur son passage et ce n'est qu'à long terme
qu'on pourra en remarquer les dégâts. Sachez-le bien: rien n'est
à l'abri de la destruction et ce n'est qu'une question de temps pour
en mesurer gravement les conséquences.
Justement, les conséquences environnementales des pluies acides incitent de plus en plus la population mondiale à réagir. Des exemples concrets nous font voir les effets directs et indirects reliés aux précipitations acides, comme les dégâts inestimables faits aux uvres humaines, monuments historiques et statues se désintégrant d'année en année. Mais surtout, les uvres de la nature subissent tout autant de dégâts catastrophiques. La flore, touchée directement par les pluies acides, devient vulnérable aux maladies et aux infestations de parasites qui peuvent même mener les végétaux à la mort. De plus, la concentration d'acidité maintenue dans les sols privent ces derniers de leur source nutritive. Les eaux acides s'écoulant dans les sols lavent littéralement les minéraux nutritifs nécessaires à la croissance des végétaux et contaminent les sols d'une acidité accrue. Parallèlement à ce phénomène, des études, faites récemment sur les régions du Québec, affirment la saturation d'acidité pour la capacité des sols, ce qui risque de tuer nos forêts québécoises. L'espérance de vie de nos arbres et leur croissance naturelle pourraient cesser d'ici cinquante ans, selon Louis Bélanger, ingénieur forestier. Et les réactions en chaîne s'amplifieront: les animaux pourraient être contaminés à leur tour, indirectement, en se nourrissant de la flore atteinte et en s'abreuvant dans les cours d'eau. Même les lacs et les rivières, ayant un pH élevé en acidité, rendent invivables les espaces marins pour les poissons. C'est un cercle vicieux et où tout est relatif, relié indubitablement. C'est toute la chaîne alimentaire qui est contaminée dès le départ.
Finalement, étant donné l'urgence, plusieurs tentatives ont été lancées pour contrer les pluies acides, quelques-unes très significatives, mais l'ampleur du problème reste la même. La meilleure solution envisageable serait de réduire les émissions toxiques des industries, ce qu'ont déjà fait certaines d'entre elles d'ailleurs L'Est du Canada a réussi à diminuer de moitié ses projections de dioxydes de soufre chez les grandes industries, et ce, depuis 1980. Les États-Unis ont également amoindri leurs émissions. Avec l'union des nations prépondérantes, l'amélioration est certaine, mais lente pour l'instant, car ce projet requiert la participation de tous et chacun. Pourtant, plusieurs industries recyclent leurs résidus et rejets jusqu'à la dernière particule exploitable pour ainsi économiser leurs ressources, et ce, toujours à des fins "profit-ables", on l'aura deviné. Inconsciemment donc, ils contribuent un peu aussi à la santé environnementale. Mais les industries ayant les plus gros taux d'émissions toxiques restent dans l'ombre, car elles feraient face à des sacrifices très coûteux. Par exemple, on sent bien que l'industrie automobile ne pourra jamais produire triomphalement un modèle écologique, car ce sont les grandes pétrolières (d'intérêts surtout américains ) qui tiennent le gros bout du bâton. Celles-ci ne voudront jamais perdre leur raison d'être, soit le profit faramineux qu'elles empochent à exploiter une ressource fossile et certainement limitée, pour une raison écologique! Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres Mais pour rétablir un écosystème, des sacrifices devront être faits à l'échelle mondiale, voire accentuer les mesures prévues au protocole de Kyoto, car même si chacun d'entre nous faisait sa part, ce serait certes tant mieux, mais ce ne serait jamais suffisant. La grande vague de l'industrialisation ne cessera jamais d'avancer, mais espérons qu'elle avancera du bon pied
Bref, le phénomène des pluies acides nous touche tous sans exception et les solutions ne tombent pas du ciel Il suffirait que l'atroce machine mondialisatrice comprenne les dégâts de ses émissions et que le public en général décide d'actions concertées, pour enfin diminuer sa surconsommation de produits industriels. Évidemment, toute bonne chose en cache une mauvaise. Le vaste marché technologique et industriel devrait être tout autant au service de la planète comme au service de l'humanité. Espérons seulement que nous comprendrons ceci et cela avant qu'il ne soit trop tard!
Bibliographie :
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La Presse [CD-ROM]. CD Actualité/Québec, Version 3.82,
Outremont, CEDROM-SNi, Août 2000.
MOISAN, Mylène. (2002, Octobre)."Pluies acides - La forêt québécoise condamnée dans 50 ans?". La Presse [CD-ROM]. CD Actualité/Québec, Version 3.82, Outremont, CEDROM-SNi, Août 2000.
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ENVIRONNEMENT CANADA. (Page consultée le 17 mars 2003). Les pluies acides et votre santé. [En ligne]. Adresse URL: http://www.ec.gc.ca/pluiesacides/acidhealth.html
THIBAUT, et BENOÎT, élèves de 3A du collège G.
Pompidou. (Page consultée le 17 mars 2003). Quels sont les effets
des pluies acides sur l'environnement? [En ligne]. Adresse URL:
http://www.ac-grenoble.fr/risqmaj/realisations/38/pompidou/2001/3adegats.htm
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