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Temps de l'atome
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Thomson reçut, en 1906, le prix Nobel de physique pour son travail sur la conduction de l'électricité par les gaz. Il est à l'origine de la découverte de l'électron par ses expérimentations sur les flux de particules créés par les rayons cathodiques. Il avança, en 1898, la théorie du «pain aux raisins» sur la structure atomique dans laquelle les électrons sont considérés comme des «raisins» négatifs enfoncés dans un «pain» de matière positive.
Tout commença en 1854 lorsqu'un souffleur de verre allemand, Heinrich Geissler, inventa une pompe à vide et fabriqua un tube de verre dans lequel se trouvaient deux électrodes métalliques, dans un vide d'une qualité supérieure. Une lueur sur la paroi du tube, en face de l'électrode négative, fut interprétée comme étant l'impact sur le verre d'un rayonnement émis par cette électrode. Ce rayonnement fut baptisé «rayons cathodiques» par Goldstein en 1876. Mais, ce n'est que 21 ans plus tard que Thomson régla définitivement la question en montrant que les rayons cathodiques étaient aussi déviés par des champs électriques. Qu'elle était donc la nature de ces «particules» cathodiques? Les seules particules négatives connues à l'époque étaient les ions atomiques. Mais la déviation dans un champ magnétique des rayons cathodiques était si importante, que les particules du rayon devaient avoir une charge électrique incroyablement élevée, ou alors elles devaient être très légères, c'est-à-dire avoir une masse inférieure à la masse d'un atome d'hydrogène.

Schéma de l'expérience des rayons cathodiques réalisée par Thomson en 1897
C'est cette dernière hypothèse qui fut confirmée par l'expérience. Les physiciens avaient déjà eu l'idée que le courant électrique était constitué de particules et les particules des rayons cathodiques furent considérées comme les ultimes particules d'électricité. On les appela électrons. On détermina finalement que la masse de l'électron valait 1/1 836 fois la masse de l'atome d'hydrogène. Thomson en fit la preuve en éclairant une plaque métallique par une lumière ultraviolette et en montrant que les particules qui en jaillissaient étaient identiques aux électrons des rayons cathodiques.
Thomson a découvert la masse de l'électron en mesurant, dans le tube cathodique, la déviation du faisceau lumineux en direction de l'anode positive, provoquée par le courant électrique. C'est alors qu'il conclut que la masse de l'électron était de 9,1083 x 10-28 g et qu'il avait une charge électrique de -1,602 x 10-19 C. La charge de l'électron négative est l'unité de base en électricité.
L'antiparticule de l'électron est le positron, qui se manifeste dans la radioactivité bêta, ou dans l'annihilation des rayons gamma.
On utilise les électrons pour l'observation d'objets trop petits pour les microscopes optiques grâce à leur propriété ondulatoire. Les électrons sont des fermions, car leur spin est de ½ et ils obéissent à l'ensemble de règles de la statistique de Fermi-Dirac. Le concept de spin est d'ailleurs lié à la théorie quantique, que nous devons au physicien français Louis de Broglie, pour avoir découvert, en 1924, la nature ondulatoire des électrons.
Bibliographie
ASIMOV, Isaac. Asimov's to Science, New-York, Basic Books Inc. Publishers, 1994, 888 p.
«Électron». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997.
«Thomson, sir Joseph John». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997.
Feinberg, Gerald. «Atom». 1995 Grolier Multimedia Encyclopedia [CD-ROM]. Version 7.05, Grolier Electronic Publishing Inc., 1995.