
Chère madame,
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Nous avons le regret de vous annoncer que votre bien aimé fils Thallium est décédé au champ d'honneur au moment où il servait son pays au sein de l'armée du tableau périodique. Ce métal de 81 protons, 123 neutrons et 81 électrons laisse derrière lui plusieurs personnes qui lui étaient chères comme son bien-aimé découvreur le chimiste britannique sir William Crookes, qui avait fait sa découverte en 1861 par analyse spectroscopique. Il laisse aussi derrière lui deux jumeaux (isotopes naturels), Thallium-203 et Thallium-205. Ces derniers sont en tout point identiques à leur frère mise à part un neutron en plus ou en moins. Ses frères jumeaux et lui jouaient souvent des tours. Le plus connu de tous était celui de se faire passer l'un pour l'autre lors des expériences. Pas besoin de faire un dessin, il est évident que toutes les données étaient changées. Il a su se faire plusieurs amis dans la famille de Azote avec lesquels il a eu une relation stable pendant de longues périodes vu leur complémentarité. Avec ces mêmes amis, il a donc pu échanger plusieurs liens ioniques et covalents.
Ce métal aux 6 couches électroniques et aux 3 électrons de valence n'hésitait jamais à les partager avec ses amis. Il dégageait une telle chaleur! En fait, il avait un point de fusion de 577 K et il bouillait à 1 741 K. Son embonpoint volumique de 11,85 g/cm3 ne faisait pas de lui un élément lourdaud et stable. Dans la famille à laquelle il appartenait, on l'appelait souvent «Thallus» ou «Branche verte bourgeonnante» en faisant allusion à son spectre d'émission. Thallium était aussi réputé pour sa propreté. Pour cette raison, on l'a souvent utilisé dans les produits de nettoyage. On l'a aussi utilisé dans les industries et, en particulier, dans la fabrication des semi-conducteurs. En fait, on l'a employé pour bien d'autres choses comme dans les détecteurs à rayons infrarouges. Il avait cependant quelques difficultés à conduire l'électricité et la chaleur.
Quant à sa qualité de soldat, vous n'avez pas de soucis à vous faire. Un jour, un soldat a eu la malchance de le consommer. Laissez-moi vous dire qu'il l'a regretté. Thallium causait des vomissements et pouvait même entraîner la mort. Évidemment, il n'avait pas que des amis. Les fourmis et les rongeurs étaient des exemples de ses ennemis les plus féroces. On utilisait d'ailleurs Thallium pour s'en débarrasser. Mais, il n'a pas servi qu'à tuer, car il a sauvé plusieurs vies en étant un des ingrédients employés dans la fabrication des fusées éclairantes. Oui, l'armée le payait cher, plus précisément 40 $ la livre. Toutefois, nous ne l'avons pas regretté.
Il y avait une personne en particulier qui lui était chère dans sa famille et avec qui il passait beaucoup de temps. C'était Indium, son fidèle ami, qui lui ressemblait un peu. Il avait lui aussi 3 électrons de valence et il faisait lui aussi partie de la famille du Bore. C'était un métal malléable, mais beaucoup plus léger (7,31 g/cm3). Il n'avait que 4 couches électroniques, mais il n'était pas frileux pour autant. Il possédait 49 protons, soit 32 de moins que Thallium. Thallium ne se prenait pas pour un autre. Bien que la nature l'ait doté d'un physique imposant, il est toujours resté humble. Il a toujours pris soin de ses amis et plus particulièrement de son ami Indium. Il compensait pour ce qu'Indium ne pouvait faire vu sa grosseur moins imposante. Les parents d'Indium vous connaissent par l'intermédiaire des lettres que leurs envoyait Indium. Ils aimeraient faire votre connaissance et discuter avec vous. Peut-être est-ce là une très bonne occasion de parler de votre peine et surtout d'en parler avec des personnes qui partagent vos souffrances, car ils ont perdu dans la même guerre Indium et son frère isotope, Indium-114.
Une de ses plus belles réalisations militaires a été de former un composé avec le caporal Iode, avec l'adjudant chef Brome et avec le duo Oxysulfure. En effet, à chacune de ces personnes il a donné un électron de valence ce qui a permis de donner naissance à trois alliances. De ces alliances ont résulté trois alliages: le bromure de thallium (TlBr), l'iodure de thallium (TlI) et l'oxysulfure de thallium (TlSO). Ce dernier fut grandement utilisé dans les systèmes de communications militaires. Il s'est aussi allié à Mercure pour former le liquide qui est utilisé dans les thermomètres à basses températures. Mais, ils ont gardé une relation très froide et n'ont pas été utilisés très longtemps vu leur très haute toxicité.
Vous avez donc, chère madame, toutes les raisons du monde d'être fière de votre fils, car il a servi l'armée du tableau périodique avec honneur et fidélité. Nous vous serons éternellement reconnaissant d'avoir mis au monde un élément si particulier. Il a été et restera pour les années à venir un modèle pour plusieurs de ses semblables. À ce sujet, nous vous remettons la médaille de bravoure en souvenir des services qu'il a rendus.
Général Hydrogène
Bibliographie
SARGENT-WELCH. Tableau périodique des éléments, a vwr company, 1996. «Thallium». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997. Martineau, Richard. (1998, Août). «Terrorisme bactériologique». Voir [CD-ROM]. CD Actualité/Québec, Version 3.36, Outremont, CEDROM-SNi, Juin 1996. CST Web Team. (Page consultée le 15 septembre 1998). Periodic Table of The Elements, [En ligne]. Adresse URL: http://cst.lanl.gov/CST/imagemap/periodic/81.html Richardson, Londe, et Wiliams Scott. (Page consultée le 21 septembre 1998). Nuclear Medecine - Thallium, [En ligne]. Adresse URL: http://nuc-med-read.uthscsa.edu/williams/NucMed/CV03.htm
Recherche : V. Renaud, Centre Le Goéland, Sherbrooke (Québec), CANADA.
Validation du contenu : Marc Richard
Révision linguistique : Geneviève Arvisais

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