
Hey! Carbone,
Toi et les éléments du tableau périodique, vous êtes tous des ignorants. Vous ne connaissez pas mon pouvoir. Moi, Palladium, je fis connaissance avec le monde en 1803. Ce n’est pas trop me vanter que de vous révéler que j’ai été découvert dans un pays riche et très connu: l’Angleterre. C’est l’honorable sir William Hyde Wollaston qui a su m’élever et parfaire mon éducation. Sans mon maître, vous seriez encore plus incultes. Vous n’auriez jamais pu connaître mon existence, puique c’est grâce à lui et non à vous que je me suis joint à votre club sélect du tableau périodique. Toi qui disais être mon ami, tu me déçois énormément.
Bon! Comme personne d’entre vous n’a eu l’amabilité et la gentillesse de me présenter à mes nouveaux colocataires du tableau périodique, ce qui n’a rien d’impressionnant de votre part, je le ferai moi-même avec beaucoup d’enthousiasme. Premièrement, si vous aviez bien cherché dans l’annuaire téléphonique, vous auriez découvert, je parle bien entendu de ceux qui savent lire, que je fais partie de la famille des platinoïdes. Vous constaterez aussi que je fais partie du groupe n° 10 et que je suis dans la 5e période. Mon père adoptif m’a baptisé Palladium en l'honneur d’un astéroïde du nom de Pallas qui a été aperçu le jour même de ma découverte. En vertu de mon nom, certains de mes copains (ils disaient l’être) m’ont affectueusement surnommé «Pd».
Passons maintenant à mon apparence physique. Je suis un métal mou et relativement rare. Mon teint est d’une couleur blanchâtre et légèrement argentée. Ma beauté n’est pas dégradable car je ne ternis pas à l’air. Parmi tous les membres de ma famille, je suis celui qui a la plus faible masse volumique (12,02 g/cm3) et le plus bas point de fusion (1555 °C). D’autre part, sachez que je bous à 2970 °C. Je possède d’innombrables qualités, entre autres celle de m’étirer facilement sans me rompre. Mais ma plus belle qualité est celle de pouvoir absorber jusqu’à 900 fois mon volume d’hydrogène à la température ambiante. Quant aux défauts, je ne connais pratiquement pas ce grossier et vulgaire mot.
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Savais-tu, mon cher Carbone, que je possède beaucoup de frérots? Non? En effet, j’ai six frères naturels. La plupart d’entre eux me ressemblent beaucoup, mais ils ne sont cependant pas aussi intelligents que moi, bien entendu. Mais, ils le sont quand même plus que toi. Quelle honte! En tout cas, continuons la description. Ma masse atomique est de 106,42 uma et mon numéro atomique est 46. À partir de ces deux informations, vous pourriez en déduire beaucoup d’autres. Ce n’est pas très compliqué. Il suffit de m’écouter. Alors, ouvrez grandes vos oreilles. Le processus va comme suit: si ma masse atomique est de 106,42 uma et que mon numéro atomique est 46, alors mon nombre de protons et mon nombre d’électrons seront de 46. La soustraction du nombre de protons au nombre de masse (masse atomique arrondie) donnera mon nombre de neutrons (60) puisque mon nombre de masse est calculé à partir du nombre total de nucléons, c’est-à-dire le nombre de protons auquel on ajoute le nombre de neutrons. Avez-vous compris quelque chose? Non, hein? Cela ne m’étonne guère.
Si j’étais à votre place, j’essayerais de faire quelque chose d’utile pour la société ou de m’impliquer dans des domaines technologiques. Mais, au lieu de tout cela, vous restez sur vos derrières à engraisser. Moi, contrairement à vous, je m’implique beaucoup. J’aide les médecins en leur fournissant des instruments chirurgicaux de haute qualité. Je suis aussi utilisé pour purifier l’hydrogène. Je travaille beaucoup dans le domaine des communications, notamment dans les équipements de commutations. Je suis également employé en dentisterie. Vous voyez maintenant c’est quoi le pouvoir de «Pd»?
Tout le monde sait que toi et moi formons un poison mortel appelé cyanure de palladium lorsque nous sommes réunis ensemble. Si nous tombons entre de mauvaises mains, des ravages verront le jour dans le monde entier. Tu es un vrai danger public. Il serait préférable qu’on garde nos distances pour un bon bout de temps, ou encore mieux pour toujours.
Heureux de ne plus te revoir, Palladium
Bibliographie
E.Lapp, Ralph et les Rédacteurs de Life. Le monde des sciences, États-Unis, Time inc., 1965, 200 p. SARGENT-WELCH. Tableau périodique des éléments, a vwr company, 1996. «Palladium». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997. Noels, Ivan. (Page consultée le 15 novembre 1999). TP DE MOKEUR, [En ligne]. Adresse URL: http://le-village.ifrance.com/okapi/fra4.htm Winter, Mark. (Page consultée le 25 novembre 1999). WebElements, The periodic table on the WWW, [En ligne]. Adresse URL: http://www.shef.ac.uk/~chem/web-elements/
Recherche : Sophia Chhun et Cristian Urrutia, La Dauversière, Montréal (Québec), CANADA.
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