
Cher monsieur Atomix,
Je vous écris cette lettre au sujet du meurtre de M. Oxygène. Je me nomme Béryllium, mais vous pouvez également me nommer «Be». J'ai été découvert en 1797, par le chimiste français Louis Vauquelin, sous forme d'oxyde, mais j'ai été adopté en 1828 par le chimiste allemand Friedrich Wöhler et par le pharmacien français Antoine Bussy. Lors de mon adoption, les deux chercheurs m'ont nommé Glucinium (en référence au glucose), car j'étais hyperactif. Je suis un métal gris, dur et cassant. Je peux rayer le verre assez facilement. Je ne peux pas rouiller, car je suis protégé par une mince couche d'oxygène. Je reste au 2, rue des métaux, appartement 2. Mon nom de famille est Alcalino-terreux. J'ai neuf enfants. Il y en a quatre qui se nomment «Électron», dont deux que je surnomme «Valence» et cinq que je nomme «Neutron». Dans ma famille, j'ai deux frères jumeaux (isotopes), Be-7 et Be-10. Lorsque mes frères et moi sommes ensemble, nous pesons 9,01218 u. Seul, j'ai une densité de 1,85 g/cm3 et je me fâche à 3243 K. Je me fusionne seulement s'il fait 1560 K. Je suis une personne très chaleureuse et très électrique!
Je travaille pour la NASA et je conçois des satellites, des circuits intégrés et des fuselages d'avions supersoniques. Parfois, je suis utilisé comme matériau modérateur dans les réacteurs nucléaires, car je ralentis le flux des neutrons lors des réactions chimiques. Lors de la soirée où Oxygène est décédé, j'ai eu des gaz, lesquels sont très toxiques (lors de mon utilisation, les fumées et les poussières émises sont toxiques) et en petites doses, ils donnent des dermatoses (maladie de la peau). En dose plus élevée, ils causent la bérylliose (affection pulmonaire aiguë). Pour ne pas ennuyer personne avec mes gaz, je suis sorti à l'extérieur et c'est là que j'ai rencontré madame Fluor.
Voici le déroulement de notre rencontre : entre Fluor et moi, il n'y a aucun lien covalent. Nous devons nous lier illégalement en lien ionique, car un métal qui se lie en covalence avec un non-métal est mal vu par la société. Je ne peux avoir tué Oxygène, car lors du meurtre, madame Fluor et moi sommes sortis. Comme je suis fou amoureux d'elle, je lui ai offert mes deux «Valence». Je suis devenu assez heureux de ce don (deux électrons de moins, donc deux protons en surplus), malgré le fait que j'aie maigri. Madame Fluor a dû divorcer de monsieur Fluor, car ils formaient du F2 (difluorure) et pour se lier à moi, elle devait le quitter. Elle est devenue un peu plus négative après notre liaison ionique (un électron de plus que de protons), cela doit être parce qu'elle a grossi. Comme je lui ai dit: «J'en suis ressorti en cation et toi en anion». Voici comment notre débat s'est déroulé :
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Nous sommes devenus du difluorure de béryllium (BeF2).
Je vous remercie du temps que vous avez utilisé pour lire cette lettre et je souhaite que vous arrêtiez le coupable au plus tôt.
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Monsieur Béryllium, Ingénieur à la NASA
Bibliographie
SARGENT-WELCH. Tableau périodique des éléments, a vwr company, 1996. «Béryllium». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997. «Béryllium». Axis: L'encyclopédie Multimédia Hachette [CD-ROM]. Version 1.01.00, © Le livre de Paris - Hachette, 1993. HECKEL, Yves, et Sylvain KLASEN. (Page consultée le 16 février 2000). Académie de Versailles, [En ligne]. Adresse URL: http://www.ac-versailles.fr/etabliss/herblay/briques/fr/fr_be.htm
Recherche : Patrice Breton, Centre Le Goéland, Sherbrooke (Québec), CANADA.
Validation du contenu : Marc Richard
Révision linguistique : Karina Veilleux

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