
Cher Indium,
Je sais que la vie est parfois difficile. Tout comme toi, je me cherche des ami(e) s. Alors, c’est pour cela que j’ai décidé de répondre à l’annonce que tu as écrite. Je m’appelle Iode et mon symbole chimique est I. Auparavant, les Grecs m’appelaient Ioeides, ce qui veut dire violet. Je viens de la famille des Halogènes, qui se trouve tout près des Gaz inertes, et je me situe à la période 5.
En 1811, un certain monsieur Bernard Courtois m’a découvert et depuis ce temps, il est mon père adoptif. Je suis un non-métal et j’aimerais en apprendre davantage sur les métaux. Alors, c’est pour cela que j’ai décidé de faire appel à toi. Toi et moi, nous pourrions devenir les meilleurs amis du monde!
D’abord, je me décrirais comme étant un solide brillant d’un noir d’ivoire et lorsque je suis activé par la chaleur, je dégage une vapeur violette d’odeur âcre. Mon point d’ébullition est de 457,5 K. Même si le tien est beaucoup plus élevé, je voudrais bien que nous apprenions à mieux nous connaître. Par contre, j’ai un point de fusion qui est près du tien, puisqu’il est de 386,7 K. Je pèse 126,9045 u, ce qui veut dire que nous pourrions très bien nous entendre, et ma masse volumique est de 4,93 g/cm3. Voilà un point qui nous différencie, car la tienne est de 7,31 g/cm3.
Tout comme les membres de ma famille, je suis un réactif parfois toxique. Je me combine très facilement avec les métaux et toi, Indium, tu fais partie de cette catégorie. Tu es privilégié, car j’ai beaucoup plus de difficulté à réagir avec Oxygène, Azote et Carbone.
Aussi, je constitue un oligo-élément essentiel pour les êtres humains, car la glande thyroïde a besoin de moi pour fonctionner correctement. Tu sais, on me retrouve dans le sel de table (NaCl). Je suis très présent dans les fruits de mer. En médecine, on m’utilise comme antiseptique et désinfectant. Mes radio-isotopes sont également appréciés dans les recherches médicales. De plus, on m’apprécie dans le domaine de la photographie et la fabrication de colorants. Je suis aussi présent dans le sol, les roches et les minéraux.
Tout comme les autres éléments du tableau périodique, j’ai des protons (53), des neutrons (74) et des électrons (53). Ensemble, mon cher Indium, nous pourrions former un duo d’enfer, créant ainsi une liaison ionique. Tous les deux, il nous serait possible de partager nos électrons car moi, Iode, je suis un non-métal et toi, Indium, un métal. J’ai 5 niveaux d’énergie et sur le dernier, je n’ai que 7 électrons. Je serais donc très heureux de recevoir un de ceux-ci, car nous, de la famille des Halogènes, avons de la difficulté à en donner. À nous deux, nous pourrions former le triindure d’iode.
Cher Indium, je serais très honoré de t’avoir comme ami et nous pourrions ainsi partager tous nos secrets.
D’un nouvel ami,
Iode
BibliographieSARGENT-WELCH. Tableau périodique des éléments, VWR Scientific Products, 2001.
AP. (2002, Août). «La carence en iode: une cause de goitre». La Presse [CD-ROM]. CD Actualité/Québec, Version 3.82, Outremont, CEDROM-SNi, Août 2000.
CÔTÉ, Jacinthe. (2002, Décembre). «Les limites de la fortification alimentaire». Le Droit [CD-ROM]. CD Actualité/Québec, Version 3.82, Outremont, CEDROM-SNi, Août 2000.
DUVAL, Jean. (Page consultée le 22 septembre 2003). L’Iode, [En ligne]. Adresse URL: http://www.eap.mcgill.ca/AgroBio/ab390-01.htm
VINCENT, Jean-Pierre. (Page consultée le 22 septembre 2003). Iode, [En ligne]. Adresse URL: http://www.ac-creteil.fr/Louise/dossiers/mendele/iode.htm
![]()
Recherche : Fanny Dubois, Centre Le Goéland, Sherbrooke (Québec), CANADA.
Validation du contenu : Marc Richard
Révision linguistique : Alisson Galligher

| |
|