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Joseph Priestley

par Alexandre Laitres et Karine Turgeon



Cher Oxygène,

Je m'appelle Joseph Priestley, je suis né en Angleterre en 1733. Par la suite, je suis devenu l'un des plus grands scientifiques que le monde ait connu. Je me décris comme un chimiste, mais je suis aussi théologien et auteur, car j'ai écrit plusieurs livres sur les phénomènes chimiques ainsi que sur des sujets plus sociaux comme la religion et la politique. Je suis un grand découvreur et certains disent même que je suis l'un des fondateurs de la chimie moderne.

D'abord, je dois dire que j'adore travailler avec les gaz. J'ai consacré beaucoup de temps et d'énergie à l'étude de l'air et de ses composantes. J'ai fait beaucoup d'expériences dans le but d'isoler certains gaz. À l'aide d'une cuve à mercure, j'ai réussi à isoler des composantes de l'air comme l'ammoniac, l'oxyde d'azote, le dioxyde de soufre et le dioxyde de carbone, mais tu as certainement été ma plus importante découverte, toi, Oxygène.

J'ai, par la suite, démontré que tu jouais un très grand rôle dans la combustion ainsi que dans la respiration des végétaux, la photosynthèse. Sans m'en rendre compte sur le moment, je crois que ta découverte a changé ma vie ainsi que celle de la plupart des humains. Quand je t'ai découvert, je t'ai d'abord nommé air déphlogistiqué, (la phlogistique étant un liquide imaginé par les anciens savants pour expliquer la combustion), mais un savant français, Antoine Lavoisier, s'est mêlé de mes affaires et a décidé que ton nom serait Oxygène.

Finalement, pour me punir de mon appui à la Révolution française, on a brûlé ma maison ainsi que tous mes biens, avec ta contribution bien sûr. C'est la seule fois où je t'ai vraiment détesté. À cause de cela, j'ai dû immigrer aux États-Unis. Heureusement, je m'y suis bien installé et j'ai continué à écrire jusqu'à la fin de mes jours, soit jusqu'en 1804.

En fait, mon fils, nous sommes plusieurs à nous disputer ta découverte, mais il faut que tu saches que le suédois Carl Scheele ne s'est jamais dévoué pour toi comme je l'ai fait. Le français Antoine Lavoisier, qui t'a donné ton nom, a démontré que le dioxygène est un gaz diatomique, mais ce fut sa seule découverte à ton sujet. Maintenant, passons à mes découvertes.

D'abord, je t'ai découvert en 1774. Savais-tu que tu étais l'élément le plus abondant sur la Terre? Tu es un élément gazeux, de symbole O, incolore, inodore et légèrement magnétique. Sous ta forme combinée, tu peux être condensé en un liquide bleuâtre qui est fortement magnétique. Je ne dois pas t'apprendre grand chose en disant que sous ta forme combinée, tu bous à -182,96 °C, tu fonds à -218,4 °C et tu as une densité de 1,105 g/cm3 à 20 °C. Tu es très important dans notre atmosphère, car tu en constitues 21 % en volume et 23,15 % en masse. Tu constitues aussi 85,8 % de nos océans. Tu es aussi un élément constitutif de la plupart des minéraux.

On te connaît sous trois formes, le dioxygène ordinaire (O2), l'ozone (O3) et le tétraoxygène, une substance bleue (O4). Malgré tes formes multiples, on te voit beaucoup plus souvent dans ton habit de dioxygène. Tu formes aussi des composés appelés oxydes avec beaucoup d'éléments, presque tous les éléments, même avec certains gaz rares qui habituellement ne réagissent pas. Cette réaction chimique qui forme des oxydes est une oxydation.

De nos jours, tu es essentiel à la santé de la société. De plus, on se sert de toi pour une foule d'utilisations, surtout celles où il est question de combustion, comme la soudure par exemple. Tu t'enflammes avec une température beaucoup plus élevée que celle des gaz dans l'air. Tu es aussi bien pratique à la médecine pour traiter les maladies pulmonaires. Beaucoup d'usines sont bien heureuses de t'avoir, car elles font du «cash» grâce à toi.

Savais-tu, mon fils, que tu es très important? Non pas seulement à mes yeux, mais aux yeux du monde entier. Je ne crois pas que tu te rendes compte à quel point tu es indispensable. C'est bien simple, sans toi, les être vivants ne pourraient vivre. Tu purifies notre air, notre sang, tu réchauffes nos maisons, tu aides les malades à guérir et tu nous rends bien des services. Je tenais à t'en parler.

Savais-tu qu'en altitude, on te voit de moins en moins et que les alpinistes en souffrent beaucoup et qu'ils en meurent même parfois? Ce trouble se nomme l'œdème pulmonaire ou plus simplement le mal des montagnes. Les symptômes ressembleraient un peu à ceux que l'on ressent sous l'effet de l'alcool accompagnés de nausées, d'anorexie et de fatigue anormale. Les alpinistes doivent donc s'acclimater tranquillement à ta rareté pour être capables de survivre lors de grandes expéditions.

Étais-tu au courant à propos du premier soda au monde? Et bien, sache que c'est moi qui l'ai inventé, avec ton aide bien entendu! Même si à l'époque ce n'était qu'une simple boisson sucrée, aujourd'hui, on l'apprécie encore.

Mon petit, tu es aussi le composant de 60 % de notre corps. Plus de la moitié, te rends-tu compte? Pourtant, je n'aime pas du tout ton utilité dans la fabrication de missiles guidés et de fusées. Peu importe, tu sais, car tu es ma fierté et le fruit de plusieurs années de recherches, mais surtout, sans toi, ma vie n'aurait jamais été si belle, tu me manques beaucoup.

Ton père, Joseph

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Bibliographie

Hirshorn, Susan. (1990, Février). «Ça pétille!» Protégez-vous, vol. 16 no 11 [CD-ROM]. CD Sciences - Banque de textes scientifiques, CEDROM-SNi, Version 3.11, Outremont, Janvier 1993.

Houston, Charles. (1992, Décembre). «Le mal des montagnes». Pour la science, no 182 [CD-ROM], no 1. CD Sciences - Banque de textes scientifiques, CEDROM-SNi, Version 3.11, Outremont, Janvier 1993.

«Oxygène». Encyclopédie Microsoft Encarta 97 [CD-ROM]. © & ® 1993-1996, Microsoft Corporation, 1996.

«Priestley, Joseph». Encyclopédie Microsoft Encarta 97 [CD-ROM]. © & ® 1993-1996, Microsoft Corporation, 1996.

Marshall Leicester, Henry. (Page consultée le 12 septembre 1997). Joseph Priestley (1733-1804), [En ligne]. Adresse URL: http://maple.lemoyne.edu/~giunta/priestley.html

Weston, Bill. (Page consultée le 12 septembre 1997). Joseph Priestley, [En ligne]. Adresse URL: http://home.ptd.net/~sjrubin/uucsv/joep_06.htm

Recherche : Alexandre Laitres et Karine Turgeon, Centre Le Goéland, Sherbrooke, QC



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Page mise à jour : le 30 novembre 1997
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