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Béryllium

par Éric Valence



Salut Oxygène,

Je m'appelle Béryllium, mais tous mes amis me surnomment Be. Mon nom vient du grec "beryllos". J'ai été découvert en 1797 par N.-L. Vauquelin de France. On m'appelle aussi Glycinium du grec "glykys". Je suis solide, de couleur gris plomb et je suis sucré. Dans le tableau périodique, je demeure avec les métaux dans la famille 2, les alcalino-terreux. Je suis le quatrième élément du tableau périodique. Je possède deux électrons de valence qui me servent à réagir avec d'autres éléments. J'ai une masse atomique de 9,01218 u. Alors, tu constates que je ne suis pas bien lourd. Je me mets en colère ou, pour les scientifiques, en fusion à 1560 K. Il faut dire que je suis très fier de mon point d'ébullition qui est de 3243 K.

Bien sûr, on ne me trouve pas dans la nature sous forme de Béryllium. On me retrouve sous forme de béryl qui est du silicate d'aluminium et de béryllium. Le béryl est de couleur verte, parfois incolore, blanche, jaune doré ou bleue. Il a un éclat vitreux et une dureté très élevée. Il raye facilement le verre. Il se trouve surtout dans des veines de pegmatite. On le retrouve aussi dans certains micaschistes, une roche métamorphique feuilletée formée de lits de mica séparés par de petits cristaux de quartz. On le retrouve aussi dans le gneiss, une roche métamorphique constituée de cristaux de mica, de quartz et de feldspath, disposés en lits. Le béryl ordinaire est surtout utilisé en céramique pour la fabrication de réfractaires qui servent à ce que la céramique varie de dimensions et de volume en fonction de son humidité.

Maintenant, revenons aux choses sérieuses. Parlons un peu de moi. Comme je t'ai expliqué au paragraphe précédent, on m'extrait du béryl. J'entre dans la composition de plusieurs éléments de la vie. Je produis des alliages extrêmement élastiques, qui sont utilisés dans la fabrication de ressorts. Mon point de fusion élevé me permet d'entrer dans la construction des ogives de fusée. Je suis utilisé dans la fabrication des sels de béryllium présents dans les tubes fluorescents. Il faut être très prudent en me manipulant, car je suis un élément mortel à faible concentration.

Avec toi, Oxygène, je forme un lien ionique. Le but de faire ce lien est de nous rendre tous les deux stables. Moi, je te donne deux électrons qui me permettent de devenir stable et toi, tu acceptes mes deux électrons qui feront huit électrons sur ta dernière couche, ce qui te permettra de devenir stable comme moi pour ressembler à nos amis, les gaz inertes. On ne peut malheureusement pas former un lien covalent, car je dois absolument perdre mes deux électrons pour devenir stable. Pour faire un lien covalent, il faudrait que je m'unisse avec un métal et non pas avec un non-métal comme toi, Oxygène. Quand on nous met ensemble, on forme du BeO, qui est de l'oxyde de béryllium. Laisse-moi te dire qu'on est très dangereux quand on nous réunit, car on produit une grosse explosion. Alors, les scientifiques essaient de nous garder à distance.

À la fin de 1930, deux physiciens allemands ont décidé d'effectuer des tests sur moi. Quel honneur! Ils m'ont bombardé de particules alpha. Après m'avoir maltraité en me bombardant, ils observèrent que j'émettais un rayonnement très pénétrant, capable de traverser des épaisseurs de matières plus importantes que tous les rayonnements connus à ce jour. Donc, j'étais devenu le plus fort. Encore un autre honneur pour moi. Ils ont supposé que les rayons que j'émettais étaient des gamma super puissants. Ils en sont venus à cette conclusion.

À cette époque, j'intriguais beaucoup de scientifiques avec mes super rayons gamma qui traversaient presque tout. Enfin, Frédéric et Irène Joliot-Curie ont décidé de se pencher sur mon cas. Encore d'autres scientifiques qui s'intéressent à moi! Pour éviter des interférences, ils ont utilisé Polonium comme source radioactive. Eux aussi constatent que je produis un rayonnement très énergique. Avec cette expérience, ils ont découvert que les rayons que j'émettais étais extrêmement puissants.

J'ai bien aimé former un lien ionique avec toi, Oxygène. J'ai essayé de me décrire le mieux possible. Même si mes utilités ne sont pas courantes pour tout le monde, je suis quand même très important dans la vie, surtout dans le milieu industriel. Un bon jour, on se rassemblera et on fera une petite explosion ensemble! Salut, à la prochaine!

De Béryllium

BIBLIOGRAPHIE

Le petit Larousse illustré 1995, Paris, Larousse, 1994, 1777 p..

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Cégep de St-Laurent, Département de Chimie. (Page consultée le 1er avril 1997.) Béryllium, [En ligne]. Adresse URL : http://www.cegep-st-laurent.qc.ca/depar/chimie/berylliu.htm

Recherche : Éric Valence, Centre Le Goéland, Sherbrooke, QC



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Page mise à jour : le 20 mai 1997
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