
Cher Hélium,
Je suis Néon, ton frère. Mon nom provient du grec «neos» qui veut dire nouveau, car j'étais, au moment de ma découverte, un nouveau gaz trouvé dans l'atmosphère. Cependant, plusieurs personnes ont tendance à m'appeler par mon symbole «Ne», comme toi, par ton symbole «He».
Nous avons tous les deux été découverts par sir William Ramsay. Cependant, je fus découvert en 1898 tandis que toi ce fut en 1895. Sir Ramsay fut célèbre pour ses travaux sur l'isolement des gaz de l'atmosphère. Il reçut entre autres le prix Nobel de chimie et découvrit aussi nos frères Argon, Krypton et Xénon. Je suis également un élément gazeux incolore et inodore. Tout comme toi, je suis un non-métal et je me retrouve dans la même famille que toi, soit la VIIIe. Je me retrouve sur la période 2 du tableau périodique et toi, sur la période 1. Toi, Hélium, tu existes en très petites quantités dans l'air. Moi, Néon, je suis présent dans l'atmosphère avec une concentration de 0,0018 %, c'est pourquoi je suis très rare.
On peut me retrouver à l'état naturel sous trois formes isotopiques, soit Néon-20 (le plus abondant), Néon-21 et Néon-22 . Je possède 10 neutrons, 10 protons, 10 électrons dont 8 de valence tandis que toi, tu ne possèdes que 2 électrons et 2 protons. Mon numéro atomique est le 10 et toi le 2. Mon point d'ébullition est de 27,10 K et mon point de fusion de 24,55 K. J'ai une masse atomique de 20,1797 u alors que la tienne est de 4,0026 u. J'ai également un rayon atomique de 0,51 Å. Ma masse volumique est de 0,900 g/l et pour toi Hélium, elle est de 0,1785 g/l. Je ne réagis pas avec l'air ni avec l'eau.
Toi et moi, nous sommes utilisés sous forme liquide comme réfrigérant en cryogénie (production des basses températures), mais j'ai une puissance frigorifique 40 fois supérieure à toi, Hélium. Toutefois, toi, tu es utilisé pour gonfler les ballons et les aérostats (dirigeables).
Je sers aussi à la fabrication de lasers. De plus, grâce à Georges Claude qui mit au point en 1910 des néons fluorescents et des tubes électroluminescents, on m'utilise aujourd'hui pour l'éclairage. Bien sûr, depuis Georges Claude, mon principe est resté le même, mais l'équipement est devenu beaucoup plus sophistiqué et précis. Je peux entrer dans la composition d'un système d'éclairage comportant une ampoule ou un tube de verre dans lequel je me retrouve avec deux électrodes métalliques. La lampe créée produit ainsi une lumière rouge orangé. Je peux également participer à la création d'un autre type de tube. Le tube émet une lumière rouge brillante lorsqu'un courant alternatif est appliqué à haute tension aux électrodes placées aux extrémités du tube. En résumé, ces tubes sont fabriqués à partir d'un tube de verre, de 2 électrodes, d'un gaz d'éclairage inséré sous pression et d'un transformateur de haut voltage. Ainsi, on utilise ces tubes et toutes les autres lampes remplies de gaz tels que le krypton et l'argon pour la fabrication d'enseignes lumineuses.
Trois facteurs déterminent la couleur produite: la poudre phosphorescente qui se retrouve à l'intérieur du tube, la couleur du verre et le gaz inséré. Par exemple, notre frère Argon émet une couleur bleue tandis que moi, j'émets une couleur rouge.
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Grâce à ces trois facteurs, on peut obtenir un choix de plus de cent couleurs. Finalement, je demeure la façon la plus pratique et la plus économique d'éclairer. En fait, ne pas éteindre les tubes fluorescents durant la nuit est très avantageux économiquement. En effet, l'usure des tubes est généralement causée par la lente disparition du matériau émetteur qui recouvre les électrodes. Chaque fois qu'on les allume, on détruit un peu plus ce matériau. Ainsi, quand il n'en reste plus, le tube ne peut plus s'allumer. C'est pourquoi, un tube fluorescent en fonctionnement ininterrompu dure deux fois et demie plus longtemps qu'un tube allumé par périodes de trois heures. Même qu'aujourd'hui, il existe une ampoule électrique bonne pour 20 000 heures. Cette ampoule est constituée d'une bobine magnétique qui produit un signal radio qui agit ensuite dans un gaz rare. Ce dernier est aussi utilisé dans les lampes au néon.
Comme tu as pu le constater, nous venons de la même famille, celle des gaz inertes qui est aussi appelée gaz rares. Nous faisons partie d'un groupe de six éléments gazeux, inclus dans le groupe 18 du tableau périodique: Argon, Krypton, Xénon, Radon, toi (Hélium) et moi(Néon). Aucune liaison chimique n'est possible pour les gaz inertes tels que Hélium, Néon et Argon. En effet, nos couches de valence sont saturées en électrons et ceux-ci sont liés plus étroitement à leur noyau respectif. C'est pourquoi cela nous empêche de nous combiner avec d'autres éléments ou composés. Mais c'est inexact pour ce qui est des gaz plus lourds comme Krypton, Xénon et Radon. En effet, c'est en 1962 que le chimiste britannique Neil Barlett est parvenu à synthétiser le premier composé complexe de Xénon et de Fluor. Il s'agissait du tétrafluorure de xénon. Par la suite, les composés de Radon et de Krypton firent leur apparition. Bien qu'ils furent obtenus avec grande difficulté, ils réagirent facilement avec Fluor.
Au plaisir de te revoir cher frère,
Néon
Bibliographie
Le petit Larousse illustré 1995, Paris, Larousse, 1994, 1777 p. «Gaz rares». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997. «Néon». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997. «Néon, éclairage au». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997. «Ramsay, sir William». Encyclopédie Microsoft Encarta 98 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1997. AP. (1992, Juin). «Une ampoule électrique bonne pour 20 000 heures». La Presse [CD-ROM]. Actualité/Québec, Version 3.36, Outremont, CEDROM-SNi, Juin 1996. Néon magique entreprise. (Page consultée le 25 septembre 1998). Historique, [En ligne]. Adresse URL: http://www.magic-neon.com/french/index.htm
Recherche : M.-C. Mercier, Centre Le Goéland, Sherbrooke (Québec), CANADA.
Validation du contenu : René Fauteux
Révision linguistique : Geneviève Arvisais

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