
Salut Carbone,Enfin je te retrouve cher Carbone, pendant tout ce temps, tu m'as ignoré; c'est inconcevable, nous formons une si belle paire avec tes possibilités de quatre liens ioniques et moi, une seule. Tout de même, tu sais que la réciprocité a toujours existé entre nous deux. Alors je serais prêt à te donner mon électron de valence pour respecter la règle de l'octet. Toutefois, il t'en faudra encore trois afin que tu respectes la même règle. Maintemant, je peux compter sur toi pour être mon "bodyguard", avec ta masse qui est deux fois la mienne. Je t'avertis, je suis très brillant sous l'effet de la chaleur. Finalement, toi et moi, main dans la main, nous trouverons bien cette fameuse richesse, que nous convoitons depuis si longtemps.
Bon, bien, depuis le temps qu'on s'est vus, faudrait peut-être que je me décrive un petit peu. Au fait, tout en étant la bête noire des psychiatres, j'ai retrouvé mon père biologique et celui-ci m'a affirmé que mon nom "Lithium" provenait du grec "lithos" qui signifie pierre. Johann Arfvedson, oui Johann Arfvedson, mon père m'a découvert en 1817 à Stockholm en Suède alors que son professeur était Jons Berzelius; celui-ci à qui l'on doit la découverte du lithine (nom donné à l'hydroxyde de lithium). On m'a obtenu par l'électrolyse du chlorure de lithium fondu.
Au fil des jours, les chercheurs qui étudiaient ma matière ont déraciné toutes mes sources et se sont entendus sur mes caractéristiques à ma naissance. C'est-à-dire que je viens d'une matière pegmatite. Cela signifie que ma matière est composée de très gros cristaux, mis en place sur la fin de la cristallisation des batholites qui proviennent des roches filoniennes. La plupart des pegmatites sont de compositions granitiques. Elles contiennent des éléments rares tels que moi. Ces mêmes chercheurs évoquent des rumeurs sur les pegmatites qui seraient formées de noyaux atomiques à partir d'Hydrogène au cours de processus astrophysiques. Mais bien sûr ce n'est qu'une nucléosynthèse. Par contre, mes principaux minerais sont des aluminaux silicates, tels que le lipidolite et le spodumène.
Je te préviens, je suis très mou et de couleur blanc argenté, à moins que ce ne soit ma soirée d'hier qui m'affecte un peu. Je réussis quand même à m'affirmer comme étant un métal très électropositif qui forme des liaisons ioniques, comme avec toi, mon cher confrère. Même si on ne me trouve pas à l'état pur dans la nature, je suis assez abondant à l'état combiné. Tout en étant le plus léger des solides, je possède une masse volumique qui est de 0,53 g/ml, à 300 K, j'ai un point d'ébullition de 1615 K et un point de fusion de 453,7 K. En vertu de mes côtés chimiques, je suis considéré comme un élément très réactif, surtout quand je suis en contact avec l'eau. De plus, je brûle en présence d'Oxygène pour provoquer un oxyde.
Bien que mon horaire du temps soit bien rempli, j'ai d'autres occupations. Par exemple l'alliage avec d'autres métaux, ce qui a pour effet de les rendre plus durs et plus résistants. Je suis d'autant plus pratique dans certains sels hygroscopiques de Lithium qui sont utilisés en médecine pour traiter la psychose ou bien dans des systèmes de séchage industriel et aussi dans la fabrication de céramiques. Mais, il reste que ma force d'impact est irréfutable : elle peut provoquer de nombreuses réactions en chaîne à l'aide de neutrons rapides et rayonnants. D'une importance astrophysique et considérable, j'interviens de manière cruciale dans les réactions nucléaires.
Pour conclure, j'ai une masse atomique de 6,941 u. Tu peux me trouver comme élement métallique du groupe 1A, de symbole Li et de numéro atomique 3 dans le tableau périodique des éléments.
À bientôt!
Lithium
Bibliographie
SARGENT-WELCH. Tableau périodique des éléments, a vwr company, 1993.
AP. (1996, Juillet)."Les psychiatres, ces grands malades... mentaux". La Presse [CD-ROM]. Actualité /Québec, CEDROM-SNi, Version 3.11, Outremont, Janvier 1995.
(1995, Octobre). "Le lithium, un médicament essentiel!" La Presse [CD-ROM]. Actualité /Québec, CEDROM-SNi, Version 3.11, Outremont, Janvier 1995.
Roy, Patrick. (Page consultée le 14 avril 1997). Thermoluminescence, [En ligne]. Adresse URL : http://lpshpd.lps.umontreal.ca/~roy/thermo.html
Recherche : François Bourgault, Centre Le Goéland, Sherbrooke, QC

|
|