En bas!

Béryllium

par Stéphanie Veilleux



Chers membres du jury,

Je vous écris aujourd'hui pour vous faire part du profil du suspect du meurtre de deux scientifiques la semaine dernière, pour avoir causé la bérylliose: Béryllium. Béryllium aurait commis son crime lors d'une expérience, avec ses sels toxiques. Le suspect a été découvert en 1797 d'un père nommé N.-L. Vauquelin. Il est originaire de la France. Quelques années plus tard, il a été isolé pour la première fois par un Allemand du nom de Friedrich Wöhler et un Français nommé Antoine Bussy. Il a de nombreux frères nommés Magnésium, Calcium, Strontium, Baryum et Radium qui font tous partie des alcalino-terreux et qui sont des métaux.

Nous savons que l'acide nitrique concentré n'est pas complice dans cette affaire étant donné qu'il ne réagit point avec Béryllium. Il est très coriace, car l'air ne peut pas l'oxyder à la température normale. À la naissance, il se nommait Glucinium à cause de son côté sucré, mais il a changé pour Béryllium qui signifie minerai de béryl. Advenant le cas où le suspect serait accusé, nous ne pourrons faire appel à la brigade des aimants pour l'attraper, puisqu'il n'est pas magnétique. Voici quelques renseignements physiques à ajouter à son dossier: il est de forme hexagonale, il est blanc argenté, mou, possède 4 protons, 4 électrons (2 de valence) et 5 neutrons. Sa masse atomique est de 9,01218 u. Il fond à 1287 ºC, bout à 2471 ºC et il est solide à la température ambiante. Sa charge est de 2+ et son rayon atomique mesure 140 pm. En regardant son point de fusion, nous pouvons tout de suite affirmer qu'il peut en prendre et c'est pourquoi il sert souvent aux armées pour les missiles, aux compagnies aériennes pour les avions supersoniques et dans les hôpitaux pour les tubes à rayons X. Sa masse volumique est de 1 848 kg/m3.

Au palmarès des éléments les plus nombreux dans la croûte terrestre, Béryllium se classe au 51e rang. Probablement que M. Aluminium est complice dans cette affaire puisque lui et l’accusé sont des amis presque inséparables et qu’ils se retrouvent souvent dans le même minerai. Cuivre aussi serait un suspect potentiel étant donné qu’il est très souvent allié à Béryllium. Comme isotope naturel, il y a 9Be qui a une abondance de 100 %, il est donc le seul.

Pour finir, le suspect n'avait aucun alibi et les preuves que nous détenons contre lui sont sérieuses. S'il vous plaît, gardez l'oeil ouvert, car il est classé comme très dangereux. J'ai l'intention d'envoyer un avis de recherche à la communauté. Je demanderai aux membres de me fournir tous les détails qu'ils connaissent, même les moins utiles. Toute information sera traitée confidentiellement. Ils devront les fournir au bureau du Procureur. Une récompense pourrait être remise, tout dépendant de l'importance de l'information pour l'enquête. S'il est reconnu coupable, sa peine peut être très grave. Il pourrait être radié temporairement du tableau, voire même à vie. Je ferai aussi publié une ordonnance de non-publication pour éviter tout scandale dans la communauté et préserver la vie privée de ses proches.

Ci-joint sa photo pour que vous puissiez le reconnaître, si vous le rencontrez.

Le procureur Hélium

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Bibliographie

«Béryllium». Encyclopédie Microsoft Encarta 2001 [CD-ROM]. Microsoft Corporation, 1993-1996.
 
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DITRIA, Michel. (Page consultée le 3 novembre 2003). Béryllium - tableau périodique des éléments, [En ligne]. Adresse URL: http://www.ktf-split.hr/periodni/fr/be.html
HECKEL, Yves, et Sylvain KLASEN. (Page consultée le 5 janvier 2004). Béryllium (en français), [En ligne]. Adresse URL: http://www.ac-versailles.fr/etabliss/herblay/briques/fr/fr_be.htm
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Recherche : Stéphanie Veilleux, École Jésus-Marie de Beauceville, Beauceville (Québec), CANADA.
Validation du contenu : Stéphanie Poulin
Révision linguistique : Stéphanie Poulin


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Page mise à jour : le 28/02/2004
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