En bas!

Les gaz inertes

par Manuel Bourget



Cette famille est la plus simple des familles chimiques. Les gaz inertes sont considérés comme la clef de la disposition du tableau périodique. En effet, les éléments de cette famille, l'hélium, le néon, l'argon, le krypton, le xénon et le radon, se distinguent par leur absence presque totale d'activité chimique.

L'hélium, à lui seul, est très complexe. On compte plusieurs sortes d'hélium , mais celui qu'on retrouve le plus souvent dans la nature est l'hélium-4. C'est un gaz monoatomique puisque nous ne connaissons pas encore de composé stable de l'hélium. Les forces d'attraction entre les atomes de ce gaz sont très faibles. C'est la seule substance connue qui ne peut être solidifiée à une certaine température sans que l'on augmente la pression.

Mais, comme ces éléments forment une famille, tous les autres membres ont de très grandes ressemblances avec l'hélium.

Parmi la centaine d'éléments connus, seulement ces 6 gaz ont des atomes particulièrement stables. Ils n'ont pas d'électrons de valence (électrons qui se trouvent sur le dernier niveau d'énergie non saturé d'un élément), ce qui démontre bien leur stabilité chimique.

À part le radon, qui est un produit de la désintégration de l'uranium ou du radium, les autres se trouvent en quantité faible dans l'air. Mais, il faut se rappeller que l'hélium est le deuxième élément en abondance dans l'univers.

Maintenant, si nous regardons les numéros atomiques, il est facile de remarquer que la différence entre les 2 premiers éléments est de 8, et celle entre les 2 suivants, de 18. Donc, si nous connaissions un autre gaz inerte, il aurait probablement 118 électrons. Les nombres 8, 18 et 32 devraient donc avoir une signification particulière. Si on les comparait avec des atomes d'autres éléments, nous en conclurions une stabilité exceptionnelle.

Pour conclure, les gaz inertes sont monoatomiques. Si on les compare à d'autres éléments, ils n'ont presque pas tendance à former des composés stables. Donc, le plus grand point qu'ils ont en commun, celui qui les unit, qui en fait une famille, c'est leur stabilité chimique.

Bibliographie

CHEM. La chimie, science expérimentale, Montréal, CPP, 1968, pp.88, 89, 90, 91.
BOUCHARD, R. DIONNE, R. Découvertes, Montréal, Lidec, 1992, p.151.

Recherche : Manuel Bourget, Centre Le Goéland, Sherbrooke, QC

CyberScol
Info

Page mise à jour : le 28 octobre 1995
© CyberScol