

Dans la matinée du 30 juin 1908, en Angleterre, les microbarographes démontraient une onde de pression atmosphérique inhabituelle qui attira aussitôt l'attention des sismologues européens.
De plus, le crépuscule du 30 juin fut reconnu anormalement lumineux par les météorologistes et les observateurs du nord de l'Europe.
Même la nuit du 1er au 2 juillet fut éclairée par des lueurs colorées changeantes. La plupart des scientifiques croyaient à une aurore boréale, mais c'étaient plutôt des lueurs crépusculaires persistantes.
C'est en 1938 qu'on établit un lien entre ces événements et la découverte du désastre près du mont Tungus. On trouva une zone circulaire de 60 km de diamètre où la forêt avait été abattue et où parallèlement aux rayons du cercle, les troncs étaient radicalement couchés. Par la suite, grâce à des recherches plus poussées, les observateurs donnèrent un nom à ce phénomène. Ils l'appelèrent UNE MÉTÉORITE.
On classe les météorites en 3 grandes catégories:
- Les météorites pierreuses;
- Les météorites métalliques;
- Les météorites métallo-pierreuses.
Environ 92% des météorites sont dites pierreuses. Celles-ci ressemblent aux roches terrestres et comme ces dernières, elles sont principalement composées de minéraux silicatés.
L'autre catégorie, celle des métalliques, est faite d'un alliage de fer-nickel. Cependant, ces météorites dominent dans les collections parce qu'elles résistent mieux à la dégradation que les météorites pierreuses. De plus, leur grosseur exceptionnelle les rend plus faciles à identifier (7% des météorites).
Finalement, les métallo-pierreuses forment 1% de l'ensemble. Celles-ci contiennent des silicates et des métaux en quantités presque égales.
MÉTÉORITES PIERREUSES
La surface en forme de dôme de la météorite pierreuse Clovis, qui resta enterrée pendant des siècles avant d'être découverte, a peut-être été sculptée lors de sa brûlante traversée de l'atmosphère. L'intérieur de Bustee, elle, révèle un conglomérat de débris rocheux qui ont dû se souder lors des collisions d'astéroides qui l'ont formée. Une famille plus importante de météorites pierreuses est représentée par le spécimen de Saint-Mary's Country, vu ici en coupe mince (la technique consiste à faire une lame très mince pour que la lumière la traverse) et photographiée par un microscope à polarisation. L'Allende contient de nombreux petits grains sombres et irréguliers constitués de matières protoplanétaires restées relativement intactes depuis la naissance du système solaire.
MÉTÉORITES MÉTALLIQUES
La météorite Harriman révèle une matrice d'alliage de fer et de nickel entremêlés, appelée structure de Widmannstatten, comme on peut le voir sur le dessin. (Le cercle noir dans la structure de Harriman est une "inclusion", c'est-à-dire un grumeau hors structure constitué principalement de troillite ou de sulfure de fer.)
MÉTÉORITES MÉTALLO-PIERREUSES
Trois dessins de cette classe la plus rare des météorites de Krasnoïarsk (la première métallo-pierreuse découverte) montrent des pépites d'olivine qui étincellent parmi l'alliage fer-nickel qui les enrobent. Les granules pierreux contenant les silicates et le pyroxène sont éparpillés dans la coupe polie du mont Padbury. La météorite Brenham montre des concentrations claires et sombres de pierres et de métaux, dont environ 10% de nickel.
En parlant de météorites ferreuses, c'est en Arizona, en 1871, que des hommes blancs ont découvert le Meteor Crater. Celui-ci est actuellement profond de 180 mètres avec un diamètre de 1200 mètres. Les méthodes isotopiques de datation font remonter le bombardement à au moins 12 000 ans. Tout autour de la cuvette, on retrouve des roches terrestres, déblayées et concassées provenant de l'impact. Il y a aussi, jusqu'à 8 kilomètres du cratère, des fragments du bolide.
Certains fragments pesaient tout près d'une demi-tonne. La plupart contiennent 92% de fer, 7% de nickel et le dernier pourcent contient du cobalt, du silicium, de minuscules diamants d'irridium et aussi du platine.
Selon les évaluations faites par les scientifiques, la couleur de la lumière émise par la météorite était presque aussi blanche que celle du soleil, et celle-ci, n'était pas filtrée par la couche d'ozone. C'est pourquoi le rayonnement était bien assez suffisant pour mettre le feu à une forêt.
Au Canada, on a trouvé plusieurs météorites, surtout situées en Alberta et aussi en Saskatchewan. Même quand des observations indiquent avec précision le point de chute d'une météorite, en récupérer une dans les régions boisées est plus difficile que de chercher une aiguille dans une meule de foin.
La carte du Canada nous donne la position géographique des météorites trouvées au Canada.
Finalement, sur certaines météorites, des chercheurs spécialisés auraient trouvé des fossiles d'êtres vivants dont quelques-uns ressembleraient à des microbes terrestres. Malgré tout, les chercheurs disent qu'il est trop tôt pour prendre parti, mais ceci pourrait peut-être nous dire si la vie existe ailleurs que sur notre planète...
CCMI - Introduction aux météorites
http://dsaing.uqac.uquebec.ca/~mhiggins/MIAC/i-met-fr.htm
CCMI - Météorites ferreuses
http://dsaing.uqac.uquebec.ca/~mhiggins/MIAC/iron-fr.htm
CCMI - Météorites pierreuses
http://dsaing.uqac.uquebec.ca/~mhiggins/MIAC/met-fr.htm
Recherche : Marie-Claude Gendron, Centre Le Goéland, Sherbrooke, QC
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