Depuis plus de deux mille ans, les humains sont en constante évolution et ce, dans divers domaines de la vie courante. Ma recherche porte sur quelqu'un qui a contribué à cette évolution en découvrant un élément du tableau périodique, le brome. Je vous parle de la vie du chimiste français Antoine-Jérôme Balard, de sa découverte et de ses impacts sur les humains et l'environnement.
Antoine-Jérôme Balard est né le 30 septembre de l'année 1802, dans la région de Montpellier et est décédé en 1876. Ses études ont été faites à l'École de pharmacie de Montpellier où il a obtenu son diplôme de pharmacien en 1826. Pour survivre pendant ses études, il a travaillé comme préparateur (technicien de laboratoire) à la Faculté des sciences pour J. Anglada, dont il prendra en 1834 la place d'enseignant. Il travailla aussi à l'École de pharmacie avec le professeur Jacques Étienne Bérard; pendant une courte période, il y fut également professeur. Par la suite, il fut nommé chercheur à l'École normale de Paris, alors qu'il était en même temps assistant à La Sorbonne chez L.J. Thénard, qu'il a remplacé en 1842. Il a obtenu une chaire en chimie minérale pendant l'année 1851 alors qu'il devenait professeur titulaire au Collège de France. Antoine-Jérôme Balard a étudié les substances dissoutes dans l'eau de mer avant même d'avoir terminé ses études de pharmacie, réussissant même à isoler, au cours de ses recherches, des cristaux de sulfate de sodium à partir de l'eau de mer.
Antoine-Jérôme Balard découvrit le brome en 1826, grâce à un procédé qui consistait à analyser le contenu en iode des plantes marines. Il observa que si l'on mélangeait du chlore avec des cendres de varech (c'est une sorte d'algue), cela provoquait l'apparition d'une coloration jaune foncé et d'une odeur repoussante. Il fit la dissolution de ces cendres et se retrouva avec du brome liquide, dont il étudia les réactions chimiques. Il démontra que les propriétés de cette substance étaient différentes de celles du chlore et de l'iode, quoique voisines. Il en a donc conclu qu'il avait découvert un nouvel élément qu'il nomma muride, ce qui signifie «obtenu à partir de saumure». Son mémoire parut dans les Annales de chimie et de physique en août 1826, non sans être soumis à l'appréciation de l'Académie des sciences: écrit par un jeune pharmacien de province, travaillant à l'université pour survivre, ne possédant pas le matériel adéquat pour ce genre de recherche, cette découverte fut tout un sujet de conversation dans le milieu scientifique de la capitale! Ses notes furent transmises à une commission d'expertise composée de Vauquelin, Thénard et Gay-Lussac et ces chimistes, reconnaissant la validité de l'expérience, donnèrent un nouveau nom à cet élément, celui de brome, qui veut dire «odeur repoussante».
L'impact principal de la présence du brome dans le corps humain tient au fait que les ions bromure ralentissent le processus métabolique, c'est-à-dire qu'ils mettent en veille tout ce qui fait fonctionner notre corps. Le brome, en tant que corps simple, connaît de multiples applications: entre autres, c'est un agent de synthèse en chimie organique, il sert à blanchir les tissus et à désinfecter l'eau. On en fait aussi des produits anti-incendie, des médicaments, des pesticides, des bactéries, des gaz lacrymogènes, etc. Lorsque l'on est exposé aux vapeurs du brome, nos yeux s'irritent, on éprouve de la difficulté à respirer, c'est donc ce qui en fait une substance idéale pour la fabrication d'armes lacrymogènes. De plus, lorsque l'on combine le brome à une autre substance, de nouvelles applications surgissent, comme par exemple, le bromure d'argent qu'on utilise dans la fabrication du papier photographique noir et blanc.
Pour résumer, je dirais que Antoine-Jérôme Balard a contribué à la fabrication de substances encore très utiles de nos jours. Il n'a pas eu la vie facile, mais un peu de chance, son intelligence et sa persévérance ont fait de lui l'homme de science respecté qu'il fut. Peut-être la photographie n'aurait-elle pas connu un aussi bon développement au XXe siècle de même, malheureusement, que les lacrymogènes jetés sur les citoyens lors des manifestations
Bibliographie
LUFT, Robert. Dictionnaire des corps purs simples de la chimie, Nantes, Cultures et techniques, 1997, 391 p. «Balard (Antoine-Jérôme)». Axis: L'encyclopédie Multimédia Hachette [CD-ROM]. Version 1.01.00, Le LIVRE DE Paris- Hachette, 1993. Collège de France. (Page consultée le 14 février 2002). Tableau des chaires du collège de France depuis 1850 à 1899, [En ligne]. Adresse URL: http://www.college-de-france.fr/college/chaires_1850.html Fédération des industries chimiques de Belgique. (Page consultée le 14 février 2002). Antoine-Jérôme Balard, [En ligne]. Adresse URL: http://www.periodieksysteem.com/dispbiog_fr.cfm?ID=14 Le Musée de la Pharmacie de Montpellier. (Page consultée le 14 février 2002). Antoine-Jérôme Balard, [En ligne]. Adresse URL: http://www.planchon.univ-montp1.fr/Musee/musee(cadre).htm
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