
L'histoire de la calculatrice
La première « machine » à calculer fut inventée en Chine, 4 siècles avant Jésus-Christ. Cet instrument à calculer, appelé abaque ou, plus couramment nommé, boulier, consistait à déplacer des boules perforées autour d'un bâton. Chaque bâton représentait des unités différentes soit mille, centaine, dizaine, dixième, centième...
Ce ne fut qu'en 1642 que Blaise Pascal, âgé de 19 ans, inventa la «Pascaline», une machine dotée d'un système d'engrenage capable d'additionner et soustraire par de simples manipulations de 6 roues sur le couvercle d'une boîte de petite dimension. On peut le comparer à un mécanisme d'horlogerie.
En 1671, l'Allemand Leibniz a repris l'invention de Pascal. Il l'a perfectionnée afin de la rendre capable d'effectuer des multiplications et des divisions. On l'a nommée la «calculatrice à étages».
Ce n'est qu'en 1822 que la «Pascaline» fut nettement améliorée. Charles Babbage s'intéressa au modèle de Leibniz. Il modifia les fonctions arithmétiques. Il créa 2 types de machine à
calculer : la digitale et l'analytique. Au cours de cette même année, il fit un prototype de sa première machine capable de calculer et d'imprimer les données.
La calculatrice digitale fit son entrée officielle en administration, en 1880, grâce à l'Américain Hermann Hollerith. Il a perfectionné le principe de la carte perforée.
Depuis des années les calculatrices existent. Elles sont toujours en constante amélioration. Nos bonnes calculatrices Sharp, Casio et Texas Instrument subissent plusieurs changements et cela, afin qu'elles soient de plus en plus performantes et de plus en plus rapides.
La science et la calculatrice
Le système d'une calculatrice mécanique est resté le même depuis le XVIIe siècle. Ce système est composé d'engrenages tournant par dixième de tour, tels que 1=1/10, 2=2/10 et ainsi de suite. À chaque tour complet, un rapporteur de retenues s'engage.
La méthode pour une soustraction s'appelle «complément à neuf». Expliquons un peu cette méthode. Ainsi, 25 - 8 se solde à rajouter 25 à 99 9991 égalant 1 000 016 et à additionner le premier et les deux derniers chiffres donnant alors 17. Autre exemple : Soit 25 - 6, on ajoute 25 à 99 9993 donnant 1 000 018 et on additionne le premier chiffre 1 aux deux derniers chiffres 18 et on obtient 19. Pour ce qui est des multiplications, la calculatrice agit comme un écolier, en faisant des retenues. De nos jours, nous utilisons la calculatrice électronique qui contient un inscripteur servant à l'introduction de données, un clavier à 10 touches, quelques touches de commande spéciale et un écran à cristaux liquides. Notons aussi que la calculatrice est intelligente car elle contient un facteur constant : elle enregistre des résultats partiels, met en place automatiquement la virgule et élimine les décimales inutiles.
Les impacts sur nos vies
Depuis le boulier du IVe siècle, la vie a évolué beaucoup. Des petites billes et bâtons, nous en sommes arrivés à ces fameux « pitons » avec leurs chiffres qui nous servent à tout calculer. Les utilisateurs de la calculatrice sont nombreux. Les étudiants, les commerçants, les banquiers et j'en passe. Combien sommes-nous à utiliser cet instrument pour seulement calculer 2 + 4 ? C'est ce qui entraîne parfois une sorte de dépendance envers la calculatrice et une certaine paresse intellectuelle. Nous avons trop souvent confiance en elle. Nous ne prenons plus le temps de vérifier si notre réponse a du bon sens. «Si la calculatrice le dit, ça doit être la bonne réponse!». Mais n'avez-vous jamais pensé que vos doigts pouvaient être la source principale de vos erreurs de calcul.
Quoi qu'on puisse dire, la calculatrice restera une merveilleuse invention. Demandez à vos grands-parents ou à vos parents ce qu'ils utilisaient pour calculer quand ils allaient à l'école. Les heures d'étude qu'ils devaient mettre pour apprendre leur table de multiplication ou apprendre comment se servir de leur règle à calcul. Tant de temps perdu! Maintenant ça ne prend que 4 secondes pour diviser 538 214 par 2.
Bibliographie
Livre des connaissances no 9, Paris-Montréal, Grolier, 1973, 593 p.
LATHIÈRE, Serge. « L'invention du calcul mécanique », Science et vie junior, no 70, Mai 1995, p. 58 - 59.
BLOCH-FISCH, Emmanuel. (Page consultée le 29 janvier 2002). L'histoire de la machine à calculer, [En ligne]. Adresse URL: http://www.multimania.com/ebf/calcu.htmDELEUZE, Jean-Marc. (Page consultée le 29 janvier 2002). Le boulier chinois, [En ligne]. Adresse URL: http://members.aol.com/rigolmath/Boulier/boulier.htm
GUILLIER, François. (Page consultée le 3 février 2002). Machine à calculer de LEIBNITZ, [En ligne]. Adresse URL: http://www.histoire-informatique.org/musee/1_2_8.html
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Page mise à jour : le 11 avril 2002
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